karesansui

mardi 15 octobre 2019, par Jean-Marc Undriener

Le terme karesansui fait à l’origine référence aux parties des jardins japonais aménagées à l’aide de pierres et où l’absence d’eau est une caractéristique essentielle, d’où la traduction, généralement accordée, de « paysage sec ».

Ces jardins secs vont se développer à partir du XIVe siècle principalement dans les monastères et les temples zen, ce qui leur vaut parfois l’appellation courante de « jardins zen ».

Ils ont le plus souvent un caractère abstrait et sont réalisés avec une économie de moyens conforme à la volonté du zen d’éliminer le superflu. Il n’y subsiste que la pierre, le sable, la mousse. L’eau (métaphoriquement : l’océan) est suggérée par le sable ou les graviers, ratissés de telle sorte qu’ils évoquent les vagues. Occasionnellement, on y trouvera également des mousses, ainsi que de petits arbustes à feuilles persistantes.

Les jardins secs ont, la plupart du temps, des dimensions relativement réduites : réfutant la distinction entre le gigantesque et le minuscule, ils s’insèrent dans la cour du monastère ou du temple. Leur entretien fait partie des activités de méditation en action quotidiennes des moines.



L’emploi du vide entre les rochers met en valeur le relief des pierres et contribue à l’illusion d’un paysage immense. Le dépouillement et la sobriété des karesansui, véritables tableaux tridimensionnels en font une évocation métaphorique de l’Univers. Ils deviennent les supports matériels, les outils propices à la quête de notre nature originelle. En dehors de tout dogme, ils répondent à un besoin d’harmonie et de communion avec l’Univers dans sa totalité, et invitent par là-même à la méditation.


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